Le poisson zèbre

Un poisson zèbre en vadrouille

Alors comme ça Obama n’est pas assez à gauche, uh?

mai 15, 2008 Posted by | America | 9 commentaires

Gloups!


Well well well, moi qui songeais à utiliser un peu de la subvention qu’on vient de demander pour aller faire un stage d’apprentissage « épigénétique » d’un mois ou deux à San Diego l’année prochaine, je me demande si je n’ai pas changé d’avis!!!!

« gentil le chienchien, moi poisson zèbre, moi copain! »

avril 26, 2008 Posted by | Uncategorized | 18 commentaires

Minority report

Comme je l’ai dit il y a deux jours, les gros congrès américains sont l’occasion non seulement de se mettre à jour des connaissances scientifiques et médicales, mais aussi de rencontrer des collaborateurs, de construire des réseaux, voire de booster sa carrière. Différents ateliers sont consacrés à ces thèmes.
L’un d’entre eux est particulier, à plusieurs titres. Il s’agit des groupes de travail sur les « minorités ».

Au congrès de l’American Association for Cancer Research, ce terme regroupe plusieurs problèmatiques. Il y a d’une part, la question de la prévention et de l’accès aux soins pour les minorités afro-américains, hispaniques, mais aussi parfois asiatiques etc… Ces minorités faisant partie, pour certaines d’entre elles, des américains les plus pauvres, il existe un problème évident auxquels les médecins, les scientifiques et les responsables d’association de patients veulent s’attaquer. Je vous rappelle qu’un très grand nombre d’américains n’a pas ou quasiment pas d’assurance maladie, ce qui est pose un très gros problème si une maladie grave vous tombe dessus ! Beaucoup ne se soignent même pas, ou vendent le peu qu’ils ont…

Mais lorsqu’on parle « minorités » dans un congrès, on parle aussi de l’accession des minorités aux postes de chercheurs, de médecins, et notamment aux postes de responsabilité. Des sessions de travail sont dédiées à l’organisation de réseaux d’entraide et de collaborations, menés le plus souvent par des membres issus de ces minorités. Ce mois d’avril, le Dr Arthur Gutierrez-Hartmann a reçu le prix « Jane Cooke Wright » de l’AACR pour son engagement dans ces programmes. Gutierrez-Hartmann est né à Mexico, mais a fait ses études au Texas. Il a été honoré par de nombreux prix, grâce à ses travaux de génétique.

Le Docteur Gutierrez-Hartmann est responsable du programme des études médicales à l’Université de Denver, Colorado, et dans ce cadre, il a fait passer le pourcentage de minorités sous-représentées parmi les étudiants de 2 à 17% en quelques années, ce qui est nettement plus élevé que la moyenne nationale. Il a particulièrement insisté sur la représentativité des hispaniques, et des « native americans » (autrement dit, les indiens), car Denver fait partie d’une région avec une population importante de ces deux minorités.

Quant à Jane Cooke Wright, qui a donné son nom au prix, elle fut une pionnière de la chimiothérapie. Elle est afro-américaine.

Nous n’avons pas, chez nous, de tels programmes. Nous avons par contre de réels problèmes de diversité dans certains domaines scientifiques, et notamment en biologie. Je comprends que nous refusions les statistiques ethniques pour des questions de morale et d’éthique, et parce que, dans les mains de certains responsables politiques, elles pourraient être mal utilisées. Mais force est de constater que l’on croise beaucoup plus de « minorités minoritaires » dans les couloirs des palais des congrès américains que français. J’ai moi-même vu une différence là-bas, depuis environ 15 ans ; ils sont beaucoup plus nombreux maintenant et ne se « remarquent » plus ! Ces programmes n’y sont sans doute pas étrangers. Je n’ai pas la solution idéale, mais que cela ne nous empêche pas de réfléchir….

avril 24, 2008 Posted by | Uncategorized | 4 commentaires

Us et coutumes du scientificus vulgaris

Comment se passe une session de conférence ?

Cela dépend des congrès, mais en gros, voilà le principe. Plusieurs mois, ou même un an avant le congrès, les organisateurs proposent à des spécialistes d’un thème donné d’organiser une session. Ces derniers sont appelés les « chairman » même en français, et même si c’est une fille. Ces chairman réfléchissent à ce qui leur semble le plus important ces derniers temps et prennent des contacts avec des gens ayant publié tout un tas d’articles sur le thème en question. Le jour J, chaque intervenant fait son speech, suivi de questions généralement courtoises, mais pas toujours !

Dans le déroulement de la conférence elle-même, ne pas oublier qu’on est aux States : on est efficace, mais parfois très décontracté dans l’efficacité. On rentre, on sort de la salle un peu quand on veut, on emmène son café, voire son sandwich. Parfois, il y a même un petit buffet au fond de la salle et on entend le petit « pschitt » des canettes dégoupillées en plein milieu d’une démonstration hyper compliquée! Mais il reste deux tabous : les téléphones portables (qui ne sonnent JA-MAIS, contrairement à chez nous), et les appareils photos pour prendre un « souvenir » des diapos. Ce dernier accessoire est, normalement, absolument interdit. Mais il y a souvent de petits resquilleurs, ce que je ne trouve pas très correct de leur part.

Dernier usage : il est à présent obligatoire, dans la plupart des congrès, d’annoncer ses « conflits d’intérêt » avec ses propres résultats. Généralement, vous êtes tenus de dire si vous êtes consultant pour la boîte qui vous aide dans vos manips, ou, pire, si vous avez des parts dans leur actionnariat. Ce n’est pas dans notre culture, mais là-bas c’est la routine. Ce « coming out » effectué en début de topo permet aux auditeurs de conserver leur esprit critique si l’un des intervenants devient un peu trop lyrique vis-à-vis de tel ou tel résultat pour lequel les « produits machin chose » sont absolument indispensables.

Venons-en aux types d’intervenants : les chercheurs et les médecins étant des gens comme les autres, on a de tout, du cynique au marrant, de la star au passionné, de la bronzée californienne au chétif new-yorkais (oui c’est un cliché, mais comme tous les clichés, il a sa part de vérité) etc… Une espèce particulièrement rigolote est le « faux calme », qui vous annonce d’une voix morne et d’outre-tombe que « c’est vraiment, vraiment excitant de travailler sur ce thème-là ».
Et puis il y a ceux qui soignent leurs diapos (même les stars les font eux-mêmes, le plus souvent), et ceux pour qui le noir et blanc, ça suffit bien… et enfin ceux qui, après 30 ans de certitude sur l’estime, voire l’admiration que leur portent leurs collègues, ne peuvent pas s’empêcher dans rajouter dans le « oui c’est vraiment trop la classe ce qu’on a montré ».

Je finirais la liste par les confus, les difficiles à suivre, parmi lesquels, désolée (attention, deuxième arrivage de cliché), les français et les chinois. Et oui, dur parfois de comprendre de quoi ils parlent. Et particulièrement gênant quand l’intervenant ne comprend pas, trois fois d’affilée, une question posée par l’assistance. Rassurez-vous, c’est de plus en plus rare, mais il en reste…
Parents, saignez vous aux 4 veines et envoyez vos gosses en colos ou en séjours à l’étranger, ils vous en seront éternellement reconnaissants…

avril 24, 2008 Posted by | Uncategorized | 2 commentaires

C’est (enfin) parti: Day 1

Je me prive de Christiano Ronaldo pour démarrer (enfin) cette « rétrospective » San Diego. Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte de ma très grande abnégation en ce moment précis (en plus je réalise que je viens de rater le Lac Powell à cette émission que je ne regarde JAMAIS, des Racines et des Ailes. C’est le bouquet).

Alors voilà : du 12 au 16 avril s’est tenu à San Diego, Californie, le meeting annuel de l’American Association for Cancer Research. L’AACR fêtait ses 100 ans, j’étais obligée d’y aller, quand même.
L’AACR s’est donné pour mission de lutter contre le cancer par la promotion des connaissances, aussi bien sur le plan clinique que sur le plan de la recherche dite fondamentale. Cette association gère donc un nombre conséquent de publications à destination des médecins, des scientifiques, mais aussi du grand public et des malades, par l’intermédiaire de son site internet notamment. Et elle organise des dizaines de congrès par an, sur des thèmes variés, le congrès annuel étant la grande messe incontournable. Washington, Denver, San Francisco ou San Diego, le meeting annuel se balade selon les années.

Impossible de vous donner précisément le nombre d’inscrits (et présents !) lors de ces quelques jours à San Diego, mais on parle d’environ 20 000 personnes. Autant dire que vous pouvez parfaitement rater les gens que vous connaissez !! Pendant 4 jours et demi se sont donc succédées des sessions plénières, avec des intervenants généralement « célèbres » (en tout cas dans notre milieu !), des sessions un peu plus petites sur des sujets très spécifiques, et des sessions « posters », où les inscrits présentent leurs résultats à la communauté, sous forme de poster justement.

On verra que les sujets abordés sont très nombreux, et concernent aussi bien les dernières découvertes moléculaires que les dernières avancées en matière de prévention, de diagnostic et de traitements. Certaines sessions sont ouvertes aux patients ou aux représentants de leurs associations de malades, très organisées aux Etats-Unis.

Et puis dans les très gros congrès, comme celui-ci, il y a les sessions « ateliers » qui aident les chercheurs et les médecins à améliorer leur travail :
« comment écrire un projet qui va rafler des subventions », « comment établir des collaborations fructueuses et monter un réseau », « comment faire carrière lorsqu’on est une femme, ou issu d’une minorité, ou un petit jeune qui débarque ! » etc etc…
On est aux Etats-Unis, on est dans le règne du « how to » et « you can do it », et ma foi, je dois dire que j’y ai parfois appris certaines choses au fil des années.

A une heure donnée, vous avez donc plusieurs dizaines de sessions, qui durent quelques heures chacune. Vous avez donc intérêt à avoir établi votre programme à l’avance si vous ne voulez pas devenir chèvre ou vous transformer en jogger. Pour cela, vous aurez pris soin de préparer votre itinéraire avec le fantastique programme informatique dans lequel vous rentrez des mots-clés et vous choisissez vos interventions. Hop, en quelques secondes, le programme vous pond un petit itinéraire pour les 5 jours, passant par le maximum de points, en vous indiquant les conflits potentiels de lieux et d’horaires. Non mais vous ne croyez pas qu’il vont vous laisser venir en touriste !

Mais ne vous inquiétez pas, je ne vais pas tout vous raconter. J’essaierai néanmoins de tirer de petites choses intéressantes et des anecdotes de ces quelques jours !

En photo aujourd’hui, la magnifique et immense « salle » panoramique, dans laquelle les participants descendent des litres de Starbuck et avalent des cookies oatmeal raisin brand (super bons) ou des sushis et tacos (pas toujours terribles) entre deux sessions. C’est aussi dans cette salle que l’on trouve l’un des internet cafés du congrès, où l’on a droit qu’à 15 minutes de californian surf en cas d’affluence, et le service d’ordre est très sévère…

La suite demain.

avril 23, 2008 Posted by | America, Science et Recherche | 7 commentaires

Mince

Je suis un peu vexee. Mon ordi a de nouveau un probleme, et je ne peux pas l’utiliser pour le « reportage » promis. Je n’ai acces qu’aux ordinateurs du congres, d’ou l’absence d’accent.

Je vais donc faire plus fort que la tele chinoise, je ne vais pas vous faire un differe de 30 secondes, mais de plusieurs jours!  C’est moins drole mais voila, ce sera pour le retour!

avril 12, 2008 Posted by | Uncategorized | 5 commentaires

Mission San Diego

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Si vous ne connaissez des congrès scientifiques que les aventures loufoques mais largement exagérées de David Lodge, si vous vous demandez ce que peuvent bien se raconter un « bunch » de chercheurs et de médecins rassemblés par milliers à l’autre bout de la planète, je vous donne rendez-vous dès la semaine prochaine ici-même.

Nous verrons comment est organisé l’un des plus gros congrès du monde ainsi que les dessous (et dessus!!) de l’affaire.

Hasta la vista folks!

avril 6, 2008 Posted by | Uncategorized | 4 commentaires

Il y a 40 ans…

martin-luther-king-son.jpg

… disparaissait Martin Luther King.

Extrait de son dernier discours, la veille de son assassinat:

 

Eh bien, je ne sais pas ce qui va arriver maintenant. Nous avons devant nous des journées difficiles. Mais peu m’importe ce qui va m’arriver maintenant, car je suis allé jusqu’au sommet de la montagne.

Je ne m’inquiète plus. Comme tout le monde, je voudrais vivre longtemps. La longévité a son prix. Mais je ne m’en soucie guère maintenant. Je veux simplement que la volonté de Dieu soit faite.

Et il m’a permis d’atteindre le sommet de la montagne. J’ai regardé autour de moi. Et j’ai vu la Terre promise. Il se peut que je n’y pénètre pas avec vous. Mais je veux vous faire savoir, ce soir, que notre peuple atteindra la Terre promise. »

 

Les élections américaines ont remis Luther King à la mode, tant mieux. Ses discours ressortent en français: « Je fais un rêve : Les grands textes du pasteur noir », Editions Bayard.

avril 4, 2008 Posted by | America | 6 commentaires

Saint Patrick’s Day Special

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Pour le reste de la vie politique niçoise, tout est là, très bien expliqué.

mars 17, 2008 Posted by | America | 11 commentaires

Le 9 mars, osez « Nice Autrement », osez Patrick Mottard

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MUNICIPALES 2008
Un faux débat

Les derniers jours de campagne ont été largement pollués par un débat artificiel alimenté par des sondages qui tombent à point nommé pour que les listes « officielles » puissent défendre la thèse du VOTE UTILE.

Cette question du vote utile est nulle et non avenue à un premier tour d’élection municipale. Elle ne se pose même pas.

La règle est simple.

1) Chaque liste qui fait plus de 10 % des voix est qualifiable pour le deuxième tour. Ainsi, le FN sera au second tour s’il fait 10 % et n’y sera pas s’il fait moins de 10 %. Qu’il y ait une, deux ou dix listes de gauche ne change rien. Le raisonnement est le même par rapport aux listes de droite.

2) Chaque liste ayant plus de 5 % des voix peut fusionner avec une autre. A gauche, l’union est donc possible dans tous les cas de figure sur la base de la volonté des électeurs. Exemple : la liste de gauche A fait 20 % et la liste de gauche B 10 %, elles fusionnent en faisant une liste où il y aura 2/3 de A et 1/3 de B.

3) Les listes faisant moins de 5 % sont éliminées. Il s’agit de 5 % des VOTANTS : c’est-à-dire qu’il y aura toujours une liste de gauche au second tour.
Nulle trace d’exigence d’un quelconque vote utile dans tout cela.

En 2001, ma liste « Nice Plurielle » avait fait 28,5 % au premier tour, l’autre liste de gauche (Ciccolini, aujourd’hui sur la liste officielle) avait fait 4,5 %. Au second tour, j’avais fait plus de 41 % grâce à un discours très ouvert sur la société civile.

MUNICIPALES 2008
Une bonne raison de voter Nice Autrement

Pour quelle raison voter Nice Autrement ? De deux choses, l’une.

1er cas de figure

Après le premier tour, la gauche a des chances de l’emporter dans une triangulaire. Il faudra pour cela dépasser les 40 % au deuxième tour. La gauche classique des appareils plafonne à Nice, on le sait depuis des années, à un tiers maximum de l’électorat. Pour gagner, il faut donc rassembler au delà de la gauche traditionnelle et renouveler l’offre et les pratiques politiques, idées sur lesquelles est basée la campagne de Nice Autrement. Un bon score de notre liste et sa forte implication dans une liste de rassemblement de second tour est donc la meilleure façon de gagner les 8 ou 10 points nécessaires à la victoire.

2e cas de figure

Après le premier tour, la gauche n’a manifestement aucune chance de gagner. Il serait plutôt rassurant de retrouver au Conseil municipal des Ptrick Mottard, Clotilde Gimond, Pierre Laigle, Céline Lacroix et autres Lucien Fouques pour animer l’opposition, à côté d’un Patrick Allemand empêtré dans ses responsabilités régionales et mal épaulé par des coéquipiers socialistes connus pour avoir été les maillons faibles de Nice plurielle.

Résultat

Dans les deux cas de figure, chaque voix pour Nice Autrement est une voix… UTILE pour la gauche.

mars 7, 2008 Posted by | Uncategorized | 2 commentaires