Le poisson zèbre

Un poisson zèbre en vadrouille

C’est (enfin) parti: Day 1

Je me prive de Christiano Ronaldo pour démarrer (enfin) cette « rétrospective » San Diego. Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte de ma très grande abnégation en ce moment précis (en plus je réalise que je viens de rater le Lac Powell à cette émission que je ne regarde JAMAIS, des Racines et des Ailes. C’est le bouquet).

Alors voilà : du 12 au 16 avril s’est tenu à San Diego, Californie, le meeting annuel de l’American Association for Cancer Research. L’AACR fêtait ses 100 ans, j’étais obligée d’y aller, quand même.
L’AACR s’est donné pour mission de lutter contre le cancer par la promotion des connaissances, aussi bien sur le plan clinique que sur le plan de la recherche dite fondamentale. Cette association gère donc un nombre conséquent de publications à destination des médecins, des scientifiques, mais aussi du grand public et des malades, par l’intermédiaire de son site internet notamment. Et elle organise des dizaines de congrès par an, sur des thèmes variés, le congrès annuel étant la grande messe incontournable. Washington, Denver, San Francisco ou San Diego, le meeting annuel se balade selon les années.

Impossible de vous donner précisément le nombre d’inscrits (et présents !) lors de ces quelques jours à San Diego, mais on parle d’environ 20 000 personnes. Autant dire que vous pouvez parfaitement rater les gens que vous connaissez !! Pendant 4 jours et demi se sont donc succédées des sessions plénières, avec des intervenants généralement « célèbres » (en tout cas dans notre milieu !), des sessions un peu plus petites sur des sujets très spécifiques, et des sessions « posters », où les inscrits présentent leurs résultats à la communauté, sous forme de poster justement.

On verra que les sujets abordés sont très nombreux, et concernent aussi bien les dernières découvertes moléculaires que les dernières avancées en matière de prévention, de diagnostic et de traitements. Certaines sessions sont ouvertes aux patients ou aux représentants de leurs associations de malades, très organisées aux Etats-Unis.

Et puis dans les très gros congrès, comme celui-ci, il y a les sessions « ateliers » qui aident les chercheurs et les médecins à améliorer leur travail :
« comment écrire un projet qui va rafler des subventions », « comment établir des collaborations fructueuses et monter un réseau », « comment faire carrière lorsqu’on est une femme, ou issu d’une minorité, ou un petit jeune qui débarque ! » etc etc…
On est aux Etats-Unis, on est dans le règne du « how to » et « you can do it », et ma foi, je dois dire que j’y ai parfois appris certaines choses au fil des années.

A une heure donnée, vous avez donc plusieurs dizaines de sessions, qui durent quelques heures chacune. Vous avez donc intérêt à avoir établi votre programme à l’avance si vous ne voulez pas devenir chèvre ou vous transformer en jogger. Pour cela, vous aurez pris soin de préparer votre itinéraire avec le fantastique programme informatique dans lequel vous rentrez des mots-clés et vous choisissez vos interventions. Hop, en quelques secondes, le programme vous pond un petit itinéraire pour les 5 jours, passant par le maximum de points, en vous indiquant les conflits potentiels de lieux et d’horaires. Non mais vous ne croyez pas qu’il vont vous laisser venir en touriste !

Mais ne vous inquiétez pas, je ne vais pas tout vous raconter. J’essaierai néanmoins de tirer de petites choses intéressantes et des anecdotes de ces quelques jours !

En photo aujourd’hui, la magnifique et immense « salle » panoramique, dans laquelle les participants descendent des litres de Starbuck et avalent des cookies oatmeal raisin brand (super bons) ou des sushis et tacos (pas toujours terribles) entre deux sessions. C’est aussi dans cette salle que l’on trouve l’un des internet cafés du congrès, où l’on a droit qu’à 15 minutes de californian surf en cas d’affluence, et le service d’ordre est très sévère…

La suite demain.

avril 23, 2008 Posted by | America, Science et Recherche | 7 commentaires

Sciences « au carré »

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Je ne suis pas toujours emballée par les Libé-blogs (voir post précédent), mais en voilà un qui démarre bien. C’est celui du journaliste de Libé Sylvestre Huet, connu pour sa défense d’une certaine idée de la recherche et de l’université. Ce blog donne quantités d’infos sur les derniers dessous de la recherche, CNRS en péril, joutes « climatiques », souhaits du prince Allègre etc… Bien sûr, il y a des commentaires très agressifs en réponse à ses posts, ce qui montre bien qu’il a raison.

février 28, 2008 Posted by | Science et Recherche | Laisser un commentaire

Champagne!

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Cette semaine, mon dernier article scientifique vient de sortir. Je suis bien contente, ma thésarde est bien contente aussi.
De quoi ça parle?
D’abord, une petite introduction: les cellules reçoivent de nombreux signaux de l’extérieur, par exemple des signaux envoyés par les facteurs de croissance. Il existe différents chemins de signalisation à l’intérieur des cellules, qui vont à leur tour induire des activation ou des répression de certains gènes, dans le noyau. Ces gènes activés vont produire des protéines qui jouent notamment un rôle dans la division des cellules, et donc dans tout un tas de processus physiologiques et pathologiques, comme par exemple le cancer.

Parmi ces chemins de signalisation activés par les facteurs de croissance, on trouve la voie des MAP kinases et la voie mTOR. Ces deux voies participent à la division des cellules ainsi qu’à la synthèse des protéines nécessaires au doublement de ces cellules.
Pour que les cellules ne s’emballent pas, pour que les signaux ne soient pas actifs pendant des jours et des jours (ce qui n’est pas souhaitable), la cellule a prévu des mécanismes de régulation, d’inactivation.

La phosphatase DUSP6 est l’un de ces mécanismes. Son boulot est d’éteindre les MAP Kinases. Il y a quelques temps, nous avions montré que cette phosphatase DUSP6 était elle-même régulée par les MAP Kinases, qui l’envoyaient se faire, non pas voir chez les grecs, mais dégrader par le protéasome, l’usine à boulottage de la cellule. Les MAP Kinases se débrouillent donc pour éliminer, au moins, pendant quelques heures, leur inhibiteur. Jusqu’au moment où elles ne font plus le poids, et là, le système se renverse, et le signal s’arrête.

Cette fois, nous avons montré que DUSP6, l’inhibiteur des MAP Kinases, pouvait également se faire réguler, et dégrader, par une voie de signalisation différente, celle de mTOR. Ces résultats suggèrent que ces deux voies MAP Kinases et mTOR peuvent coopérer pour entretenir leurs activités respectives, ce qui est quand même assez intéressant (je vous le dit, des fois que vous ne réalisiez pas bien!).

Pour écrire un article, on fait des tas de manips, qui ne marchent pas toujours, ça dure des mois voire des années, parfois on déprime, ensuite on écrit, on envoie à un journal, ça part chez un « jury » de deux ou trois autres scientifiques, ça revient, on vous demande des précisions, des manips, des fois on vous dit « non merci », mais enfin, le jour tant attendu arrive.

Voilà, c’est là!!

février 1, 2008 Posted by | Science et Recherche | 10 commentaires

Avis de brise d’air pur venant de l’ouest

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Lorsque tout ou presque vous déprime ici, vous pouvez tendre l’oreille vers les States, qui, bien souvent, ne correspondent pas aux clichés réducteurs que l’on s’en fait…Sarko, t’es pas pro-américain, t’es juste pro-fric.

« LA NOUVELLE PRESIDENTE D’HARVARD REFUSE DE METTRE L’UNIVERSITE AU SERVICE DE L’ENTREPRISE

Drew Gilpin Faust, première présidente de l’université d’Harvard, a pris ses fonctions vendredi 12 octobre 2007 avec un discours offensif de défense des valeurs de l’enseignement supérieur qui seraient menacées par les exigences d’évaluation des enseignements et l’obligation de former la main-d’oeuvre destinée à une économie
mondialisée. Selon la présidente, « l’essence même de l’université est qu’elle est comptable vis-à-vis du passé et du futur, pas simplement et pas même en premier lieu, vis-à-vis du présent ».

Pour Drew Gilpin Faust, historienne de formation et ancienne directrice du Radcliffe Institute for Advanced Study, « l’université, ce n’est pas seulement les résultats financiers du prochain trimestre. Ce n’est même pas ce qu’un étudiant est devenu au moment de la remise de son diplôme. Il s’agit d’un enseignement qui modèle à vie, un enseignement qui transmet l’héritage des millénaires, un enseignement qui façonne l’avenir. » Elle s’est clairement et fortement opposée dans son discours aux tentatives de l’État fédéral de rendre les universités comptables de ce qu’elles enseignent en essayant de le quantifier. Elle en a appelé aux universités afin qu’elles « prennent l’initiative en définissant elles-mêmes ce dont elles sont comptables ».

DIVERSIFIER LES EFFECTIFS

Son discours inaugural a également apporté une défense ferme du rôle traditionnel de l’université qui est « l’organisatrice d’une tradition vivante », mais aussi un lieu « pour les philosophes autant que pour les scientifiques », où l’enseignement et la connaissance sont valorisés en partie « parce qu’ils définissent ce qui, à travers les siècles, a fait de nous des humains et pas parce qu’ils peuvent améliorer notre compétitivité mondiale ».

Elle a en outre signalé sa volonté de rendre l’enseignement à Harvard « disponible et accessible », et de diversifier les effectifs de l’université : « Ceux qui regrettent un âge d’or perdu de l’enseignement supérieur devraient penser à la partie très limitée de la population à qui cette utopie était destinée. L’université était
réservée à une petite élite; désormais, elle sert les masses, pas seulement quelques privilégiés. » Elle ajoute que les universités américaines ont servi « à la fois d’emblème et de moteur pour l’expansion de la citoyenneté, de l’égalité et des chances accordées aux Noirs, aux femmes, aux Juifs, aux immigrants et à d’autres groupes qui auraient été mis dans des quotas voire exclus à des époques antérieures ». Même si elle a axé son discours sur les idées, Drew Gilpin Faust n’a pas oublié de rappeler qu’il était indispensable qu’Harvard soit à la pointe de la recherche scientifique mais que cela ne devait pas se faire au détriment des valeurs humanistes de l’établissement: « Il est urgent pour nous de poser les questions d’éthique et de sens de notre action qui nous permettront de nous confronter à la signification humaine, sociale et morale de notre relation changeante avec le monde qui nous entoure. »

Source: « The New York Time » du 13 octobre 2007, http://www.nytimes.com

novembre 27, 2007 Posted by | America, Science et Recherche | 5 commentaires

André Brahic, un astrophysicien qui déménage

abrahic.gifAndré Brahic est astrophysicien au CEA. Il est l’un des plus grands spécialistes mondiaux de la formation du système solaire, il a découvert les anneaux de Neptune bien avant que la sonde Voyager ne les prenne en photo et a établi les premiers modèles des anneaux de Saturne. Expert au CNES et à la NASA, il est membre de l’équipe responsable de l’imagerie pour la sonde Euro-américaine CASSINI-HUYGENS pour l’exploration plus en détails de la planète Saturne, de ses anneaux, de ses arcs et de ses satellites.

En 2006, il a reçu le prix Jean Perrin qui récompense les acteurs de la popularisation de la science. Grâce à ses livres, à ses émissions et à ses conférences, André Brahic a en effet contribué de façon majeure au succès de l’astronomie dans le grand public.

Dans la vidéo qui suit (tournée par Ahmed Meguini, http://meguini.org ), André Brahic alerte l’opinion sur les dangers d’un vote Sarkozy pour la recherche et pour le développement intellectuel de la France. C’est pertinent, efficace, super drôle, bref ça dépote, et il ne faut pas le manquer!!! (cliquer sur le petit lien ci-dessous)

 http://4.upload.dailymotion.com/video/x1v31v_sauvons-la-recherche-andre-brahic

mai 2, 2007 Posted by | Science et Recherche | Laisser un commentaire

Réunion publique de Sauvons La Recherche

logo_recherche_en_danger.jpgHier, le 30 avril donc, s’est déroulé une réunion publique de Sauvons La Recherche, au cours de laquelle Bertrand Monthubert, le Président de l’Association a annoncé que SLR appelait les gens soucieux de défendre la recherche à voter pour Ségolène Royal dimanche prochain. Etaient également présents à la tribune Alain Fischer (immunologiste, directeur de l’Institut des maladies rares), André Brahic (astrophysicien, prix Jean-Perrin 2006 de la Société Française de Physique, directeur du laboratoire Gamma-gravitation), Thomas Piketty (économiste, Directeur d’Etudes à l’EHESS), Michel Kaplan (historien, ancien président de l’université Paris 1, ancien 2d Vice-Président de la Conférence des Présidents d’Université) , Axel Kahn (généticien, directeur de l’Institut Cochin, médaille d’argent du CNRS) etc… 

Vous pouvez voir les vidéos des interventions filmées sur le site d’Ahmed Meguini (un grand merci à lui qui est toujours sur le front!). Les deux premières inters (Alain Fischer et Michel Kaplan) ici, les autres suivront dans la journée:

http://www.meguini.org/?p=272

http://www.meguini.org/?p=274

mai 1, 2007 Posted by | Science et Recherche, Uncategorized | Laisser un commentaire

Axel Kahn, la recherche, la part de la génétique et celle du contexte

afpbertrand-gay.jpg Puisqu’on parle Recherche Scientifique aujourd’hui, on va continuer un peu. Il y a quelques semaines, Bertrand Monthubert et moi-même avons interviewé, pour Sauvons La Recherche, le généticien Axel Kahn. Les questions ont porté sur sa vision du paysage actuel de la recherche française, sur la récente loi de programmation de la recherche et sur les présidentielles. Nous avons aussi parlé des déclarations de Nicolas Sarkozy sur les prétendues causes génétiques de la pédophilie et du suicide.
L’intégralité de l’interview est disponible sur le site de Sauvons La Recherche, ou en cliquant le lien en bas du présent article.

Extraits :

« Ces cinq dernières années se sont caractérisées pour moi par une augmentation progressive de la tension dans le domaine de la recherche, entraînant une perte de ce qui était une caractéristique de l’ambiance dans les laboratoires français, une certaine joie de vivre et une fierté d’exercer ce métier. Le nombre des étudiants qui vont avoir un emploi correct, que ce soit dans le privé ou dans le public, a certainement décrû continuellement depuis une dizaine d’années et aujourd’hui les doctorants le savent pertinemment. C’est une inquiétude qui se ressent dans le travail de chaque jour. Pour ce qui est des chercheurs seniors, très progressivement, l’obligation de disposer de très gros contrats individuels pour effectuer leurs travaux les a amenés à être à longueur d’année en compétition, non seulement pour la qualité du résultat scientifique mais aussi pour l’obtention des contrats. »

« Jamais un gène ne saurait commander un destin, une valeur, une qualité, un comportement. La diversité génétique des individus s’accompagne de la sorte d’une grande variabilité de leur réponse aux stimulations, agressions et influences diverses auxquelles ils sont soumis dans leur confrontation au monde extérieur. (…) Lorsque Nicolas Sarkozy affirme « les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense », il suggère, en réalité, que la part de l’inné est à ce point prédominante qu’il n’y aurait rien à faire en agissant sur les circonstances, c’est-à-dire sur le milieu. C’est là une thèse fort ancienne fondant l’hérédité de la valeur et du caractère des personnes. Cette conception est très antérieure à la révolution biologique du 19ème siècle puisqu’elle est au cœur de la vision aristocratique, inégalitaire des lignages. (…) Dès lors, depuis la fin du 19ème siècle jusqu’à nos jours, ce sera là une conviction profondément ancrée dans l’esprit des tenants d’un courant idéologique qui se manifestera par le darwinisme social, l’eugénisme et la sociobiologie qui est aujourd’hui une idée dominante du libéralisme moderne. En effet, cette analyse permet d’attribuer les désordres auxquels la société ne sait pas porter remèdes, voire qu’elle exacerbe, non pas à sa faillite, mais à la perversité des gènes. En ce sens, la conviction affirmée de Nicolas Sarkozy n’est guère étonnante. Elle confirme son enracinement profond dans la tradition idéologique de la droite européenne.
(…) On est en droit d’attendre d’un dirigeant, candidat aux plus hautes fonctions de la République, qu’il développe un programme de nature à permettre le meilleur épanouissement des citoyens dans leur diversité, et non pas l’édification d’une société qui ne serait vivable que pour une élite « innée ». Plus inacceptable encore serait la volonté d’être exonéré par avance de toute responsabilité dans la situation de tous les autres, constitutionnellement faibles. Leur sort malheureux ne serait que le reflet d’un destin génétique implacable. Il est toujours dangereux pour quiconque, en particulier pour quelqu’un peu versé dans l’étude de ces questions, de trancher de manière péremptoire des problèmes d’une infinie complexité. Cela devient même inquiétant lorsque cette certitude énoncée a tant d’implications quant à la politique que l’on désire mettre en œuvre. »

L’interview dans sa totalité dans la dernière partie de la Lettre de Sauvons La Recherche, ici:

avril 26, 2007 Posted by | Science et Recherche | Un commentaire

Radio Zèbre #4: le corail et ses copains

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Aujourd’hui, je vous parle du corail et de ses « symbiotes », ou comment des organismes telles que coraux, algues et bactéries, réussissent à vivre ensemble. Enfin, ça, c’est quant tout va bien!

(Je vous rapelle qu’il ne s’agit pas d’une vidéo, mais d’une séquence audio. Et je vous rappelle aussi que les jingle du début et de la fin sont de Goane; crédit photo: Ontario Sciences Center)

mars 12, 2007 Posted by | Science et Recherche | 7 commentaires

Radio Zèbre #3: « Le surfer d’argent et l’aérogel. »

Un nouveau Radio Zèbre, sur un matériau absolument fascinant, l’aérogel ou « fumée froide ». Un gel de verre qui a permis de ramener sur terre, intactes, des poussières d’étoiles. (Jingle: Goane)

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Sinon, le poisson zèbre va traverser l’Atlantique ce mercredi, et remonter le Rio Grande presque jusqu’à sa source, pendant une dizaine de jours.

février 11, 2007 Posted by | Science et Recherche | 7 commentaires

Radio Zèbre #2: La méduse et le moustique fluorescent

Aujourd’hui, je vous raconte une histoire de méduse et de moustiques à testicules fluorescents. 3 minutes pour vous parler de l’une de nos stars des labos.

Au fait, Radio Zèbre passe maintenant sur la Lettre (électronique) du Médecin, une lettre à laquelle beaucoup de médecins belges sont abonnés. Tout ça grâce à Fantalune, dont je reparlerai bientôt! (voir le petit drapeau melon sur le côté du blog). Merci Fanta!!!

(Musique du Jingle:Goane)

janvier 30, 2007 Posted by | Science et Recherche | 7 commentaires