Le papa d’Aldo est mort
Je ne l’ai appris qu’hier, mais Julien Gracq est mort et ça me fait quelque chose. Lorsque j’étais au lycée, nous avions évidemment des tas de livres à lire, dont de grands classiques de la littérature française. Pour autant, il ne m’en est pas resté un goût immodéré pour Balzac, Stendhal ou autres Flaubert (oui, je sais bien, personne n’est parfait hein). Mais deux ou trois autres auteurs se sont alors imposés pour longtemps dans mon panthéon personnel. Julien Gracq fait partie de ceux-là, à cause du “Rivage des Syrtes” évidemment.
Le Rivage des Syrtes, c’est l’histoire d’une décision, d’un abcés crevé et du refus de la torpeur, de l’ennui et de la fatalité. Même si, en l’occurrence, le refus d’Aldo déclenche la guerre contre le Farghestan.
N’écoutez pas les gens qui vous disent que c’est “un peu pareil que le Désert des Tartares”. Le Rivage des Syrtes, c’est beaucoup mieux.
Depuis le 22 décembre, Aldo est parti rejoindre les Lorenzaccio, Dimitri Karamazov et Alexis Zorba, dans la grande cariole des impétueux et fougueux qui nous ont aidé à grandir et qui nous aident à vivre, rien que ça.
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