Marjane Satrapi en dessin animé!!!

Pour une nouvelle, c’est une bonne nouvelle!! Je ne savais pas avant aujourd’hui que Persepolis, la BD indispensable de Marjane Satrapi, était adaptée pour le cinéma, mais en dessin animé “pour garder l’universalité de l’histoire”.
C’est Télérama qui en parle cette semaine, dans un long et très interessant article, où l’on mesure l’ampleur de la tâche. Et où l’on découvre le métier de “traceur”: un traceur, c’est quelqu’un qui repasse les traits dessinés, à l’encre ou au feutre. Inimaginable le temps que ça prend.
On va donc retrouver l’émotion, la gravité et l’humour dévastateur des pages de Persépolis…chouette!!!! (que cela ne vous empêche pas de lire les 4 tomes de la BD, des livres à garder, du même accabit que le “Maus” de Spiegelman).
(Persepolis, de Marjane Satrapi, Tomes 1 à 4, à l’Association).
10 commentaires »
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Je ne connais pas persépolis mais si c’est du”même accabit” que “maus” je me plante devant la fnac pour être sur place lundi matin a l’ouverture !
Comment par patrick mottard | janvier 27, 2007
Tellement du même acabit, que, emportée par mon élan passionné, j’y ai mis deux “c” dis donc!
Comment par Clotilde | janvier 28, 2007
j’ai adoré les persepolis (moins grave alors quand meme plus marrant que maus). Je suis assez curieuse de voir ce dessin animé…
Comment par marion | janvier 28, 2007
Coucou Marion!
Tu as raison, le sujet de Maus est encore plus grave. Quoique, Persepolis, dans son genre, n’est pas mal non plus, et le problème, c’est que ça reste actuel. Mais il y avait aussi beaucoup d’humour dans Maus, notamment dans le rendu des histoires de famille. C’est marrant, je trouve que les pointes d’humour dans une histoire renforcent les émotions plus “négatives”. ça devient encore plus fort.
Comment par Clotilde | janvier 29, 2007
Clotilde,
Je n’ai pas (encore) lu Persepolis. Mais de façon générale, ta remarque sur l’accentuation de la gravité d’une histoire par l’utilisation de l’humour est tout à fait exacte. En tout cas, il m’arrive de ressentir les choses ainsi. Ne serait-ce pas dû au fait que quelque part (je n’aime guère cette expression, mais je dois avouer qu’elle est parfois bien pratique…) on n’assume pas pleinement notre rire quand il s’agit de sujets graves ? Du coup, le malaise est plus fort.
Comment par Dominique | janvier 29, 2007
Tiens, j’avais pas vu ça comme ça Dominique…C’est intéressant.
Il me semblait en fait que voir des gens rire, ou en tout cas, faire un truc drôle dans une BD tragique, même si le truc drôle se fait malgré eux, et bien, ça les rendait plus “vrais”, et donc que ça touchait plus.
ça les rend encore plus entiers, ou en tout cas, leur intégrité saute à la figure, je trouve. On les imagine exactement comme nous, on se projette et on a donc encore plus de sympathie, ou d’empathie, pour ce qu’ils vivent. Enfin, on voit que ce sont des gens normaux quoi.
(à côté de ça, je trouve absolument révoltante cette prolifération d’ouvrages littéraires ou cinématographiques, essayant de mettre en avant un supposé côté humain des bourreaux de tous genres, c’est la mode en ce moment, et ça, je n’aime pas du tout).
Comment par Clotilde | janvier 29, 2007
Oui tu as raison Dominique… Maus m’a mise mal à l’aise parce que je n’assume pas trop l’humour sur ce sujet, et le fait d’en plaisanter me l’a rendu plus grave.
Mais en y réfléchissant bien, pour Persepolis c’est l’inverse. J’ai trouvé l’histoire de Marjane Satrapi tellement drole que j’ai ( trop )oublié l’aspect grave (et contemporain) du problème. J’ai même du mal à m’imaginer l’opression des femmes, à me dire que c’est un probleme réel, quand je me souviens des potins marrants que se racontent les femmes de la famille, les anecdotes des femmes sur leurs maris… Je ne sais pas si c’est une bonne chose.
Clotilde, j’ai tout regardé, ton blog va etre dans mes favoris
Comment par marion | janvier 29, 2007
spiegelman ne plaisante que sur ses histoires de famille dans maus, et sur le comportement des gens. En fait, il ne plaisante pas vraiment, mais il raconte comment sont les membres de sa famille, et c’est là qu’il y a des moments drôles, qui peuvent être aussi touchants (comme les allumettes de son papa par exemple). il fait pareil dans “A l’ombre des deux tours” d’ailleurs, il se moque de lui-même.
En tout cas, Marion, tu me vois ravie de ta visite, de ton compliment, et n’oublie pas que ce blog est interactif, donc vous pouvez aussi posez des trucs à vous si ça vous chantes!
Comment par lepoissonzebre | janvier 29, 2007
au fait, une interview de Marjane Satrapi ici
http://progressive.org/radio_satrapi05
même ceux qui ne comprennent pas l’anglais s’apercevront que Satrapi, c’est une tornade, et que ça rigole sec. Ce qui ne l’empêche pas de taper dur sur les intégristes de son pays, sur Bush etc…Bref, on doit pas s’embêter avec elle.
Comment par lepoissonzebre | janvier 29, 2007
BD incontournable, à la fois sensible, drole et grave sur un sujet qui reste malheureusement d’actualité. J’adore. Et puis je trouve que l’atmosphère est beaucoup moins lourde que dans Maus.
Comment par le chat du rabbin | janvier 30, 2007